La PhotoLecture – Paul Scheele

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photolecture

Paul Scheele est à l’origine d’une méthode pour lire plus vite très controversée car elle n’aurait pas été validée par la réalité scientifique.

Il s’agit toutefois d’une méthode très originale, qui repose sur l’utilisation de la partie non consciente de notre cerveau.

 
 

Photolecture : les grands principes

 

Parlons tout d’abord rapidement de l’auteur, Paul Scheele.

Américain, expert en Programmation Neuro-linguistique, en techniques d’apprentissage accéléré et dans le traitement préconscient de l’information, il a créé cette méthode permettant de traiter en masse l’information.

La PhotoLecture permet ainsi de lire plusieurs pages par seconde par l’utilisation de parties du cerveau non sollicitées habituellement dans l’acte de lire classique. Il ne s’agit plus de lire, qui est une action consciente, mais de photolire des documents à une vitesse pouvant atteindre 25000 mots par minute. Le but est ainsi de faire remonter de la partie non consciente du cerveau vers la partie consciente les informations que l’on a photolues, dès que le besoin s’en fait sentir.

 
 

Préparation et état de vigilance détendue

 

La toute première étape avant la réelle mise en oeuvre de la photolecture est la préparation de l’esprit. Il s’agit ainsi de définir dans un premier temps ses objectifs : pourquoi vais-je lire ce document ? puis dans un second temps de se mettre en état de « vigilance détendue » (grande détente permettant de mettre l’esprit en éveil).

 
 

Prise de vue de l’ensemble du document

 

L’auteur part du principe que notre cerveau fonctionne mieux en allant du général au particulier. Avant d’entamer la photolecture en elle-même, vous devrez donc jeter un coup d’oeil rapide au document, vous remémorer votre objectifs et décider ou non de poursuivre votre lecture. Vous pourrez alors passer ou non à l’étape suivante.

 
 

La PhotoLecture

 
Là-encore, plusieurs étapes vont se succéder :

1- se mettre en condition par ce que j’appellerai l’autohypnose (ce terme n’est jamais employé dans le livre).

2- élargir sa vision pour embrasser chaque page dans son entier sans en lire le contenu en détail : c’est ce que Paul Scheele appelle l’autofocus.

3- pratiquer la pensée positive et se dire que l’on a rempli son objectif.

4- préactiver les connaissances acquises lors de l’étape de photolecture du document : utiliser pour cela la structure du document, les mots déclics, se poser des questions et chercher leur réponse.

5- activer les informations : parcourir le document en mode « survol », « plongée », « kayak ». Les formuler dans une carte mentale.

 
 

Applications de la photolecture

 

Dans un dernier chapitre, Paul Scheele revient sur les moments pendant lesquels nous pouvons mettre en oeuvre la technique décrite. Hormis la mise en oeuvre au quotidien, la photolecture peut permettre d’améliorer le travail de groupe (partage des idées de chacun après photolecture de documents), la vie des étudiants par l’assimilation rapide de montagnes d’ouvrages. L’auteur décrit alors rapidement ce qu’il appelle la lecture de synthèse.

 
 

La photolecture : ce que j’en ai pensé

 

Mon sentiment est assez mitigé : d’un côté, je comprends ce que l’auteur explique en parlant d’une forme d’état second dans lequel il conviendrait de se mettre pour mieux absorber les informations, de l’autre, je suis sceptique quant à la capacité de tout un chacun de mettre en oeuvre ces pratiques.

J’ai trouvé la description de la méthode redondante et m’interroge sur le temps de mise en oeuvre qu’elle demande. Se préparer, faire une prise de vue, se re-préparer, photolire, préactiver, activer… Cela en fait des étapes ! Ce serait d’ailleurs l’une des conclusions d’une étude de la NASA au sujet de la PhotoLecture : elle ne permettrait pas une lecture aussi rapide que cela.

Dans ma pratique personnelle de la lecture active (et non de la photolecture), j’ai déjà ressenti un état de conscience entière, due à une extrême concentration lorsque je lis, mais je ne sais dire si j’étais alors comme en état d’autohypnose. Je ne pouvais pas tourner les pages aussi vite que préconisé dans la méthode, pourtant je pense qu’effectivement certaines informations ont été comme absorbées par une partie « non consciente » de mon cerveau, puisqu’il est arrivé que certaines d’entre elles me reviennent à l’esprit alors que je n’avais aucun souvenir de les avoir lues. De là à dire que je pratique sans le savoir la Photolecture, je n’oserai franchir le pas !

Enfin, il vous faut savoir que la PhotoLecture fait l’objet de vives controverses outre-Atlantique : certaines études scientifiques (la NASA) invalideraient même ses résultats. Pratiquer la Photolecture ne permettrait ainsi pas de comprendre et mémoriser correctement un document et demanderait autant de temps qu’une lecture classique…

 
 

Mes statistiques de lecture

 

A titre d’information, j’ai lu ce livre en 45 minutes, en suivant les conseils indiqués en début d’ouvrage et non en suivant ma technique personnelle. J’ai ensuite réalisé une carte mentale en à peu près 20 minutes, soit un total d’1h05 pour lire et retenir un ouvrage de 145 pages.

 

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