Lecture rapide : tout ce qu’il ne faut pas rater lors du survol

 

survol lecture

Flickr – Xavier Bouchevreau

Une stratégie bien connue des lecteurs rapides est la technique du survol. Tout le monde survole plus ou moins les documents. Mais que faut-il faire pour bien survoler un document ? Quels sont les éléments à ne pas rater lors de l’étape du survol ?

 
 

Le titre

 
Bien sûr, la première chose à lire lors du survol est le titre, mais était-il besoin de le préciser ?
 
 

L’auteur

 

Savoir qui est l’auteur du document nous en dit plus qu’on veut bien le croire. En effet, qu’il le veuille ou non, l’auteur donne une orientation à son livre. Il ne peut être totalement objectif d’une part et son style peut également découler de sa personnalité.

Pensez-vous que vous allez beaucoup rire en lisant le livre d’un chercheur en neurochirurgie (NDLR : je n’ai rien contre cette profession. Que ceux qui l’exercent trouve ici toutes mes plus plates excuses) ? A l’inverse, pensez-vous qu’un livre de mathématiques écrit par Achille Zavata sera totalement crédible (NDLR : je n’ai rien contre les clowns non plus…) ? Un livre sur l’évolution du parti socialiste ces 50 dernières années écrit par Alain Madelin ou Jacques Chirac sera-t-il totalement objectif ? De même, avec quelles précautions lirez-vous un livre sur l’avenir du pétrole écrit par Nicolas Hulot ?

 
 

Le copyright

 

Le copyright vous donne une information sur la date et donc l’époque à laquelle a été écrit le livre. Il est évident par exemple que les livres d’économie n’ont pas les mêmes arguments qu’ils soient écrits au 19ème siècle, juste après la crise de 1929 ou au 21ème siècle…

Connaître la date du copyright vous informe donc sur le contenu du livre.

 
 

La 4ème de couverture

 

C’est par ce doux nom que les éditeurs nomment le dos d’un livre. C’est ici qu’on trouve en particulier un mini-résumé du livre. Même s’il est incomplet, cela nous donne un aperçu du contenu du livre.

On y trouve aussi parfois des mini-biographie de l’auteur ou des co-auteurs. De quoi nous renseigner brièvement sur un auteur que l’on ne connaît pas et peut-être piquer notre curiosité.

 
 

La table des matières

 

Là, nous rentrons réellement dans le vif du sujet. La table des matières donne un très bon aperçu du contenu du livre et de sa complexité.

On comprend également l’organisation de l’argumentaire et l’on commence à structurer notre vision du livre.

Le fait d’en posséder une vision structurée accélère grandement le processus de lecture en stimulant notre intellect. Qui, en lisant une table des matières, n’a jamais tenté de deviner le contenu de chaque chapitre ?

En stimulant de la sorte notre cerveau, celui-ci met de l’ordre dans nos pensées et nous sommes plus à même de comprendre les arguments de l’auteur.

 
 

L’introduction

 

Lire l’introduction d’un livre est vital. C’est ici qu’on apprend le postulat de départ ou le contexte choisit par l’auteur pour nous faire son exposé. On y apprend comment il compte s’y prendre pour assurer sa démonstration (combien de parties, chapitres, idées clés…) et ce qu’il va tenter de nous démontrer.

Lorsque vous entamez votre lecture, vous pouvez tout de suite voir dans l’introduction s’il correspondra à ce que vous recherchez. Répondra-t-il à l’objectif que vous vous êtes fixé en entamant votre lecture ?

 
 

La conclusion

 

Lire la conclusion est tout aussi important que l’introduction. En effet, c’est ici que l’on retrouve les grandes idées-clés du livre et comment elles amènent à la conclusion. Cette conclusion, laquelle est-elle ? Reste-t-il des questions ouvertes ?

Lorsque vous découvrez la conclusion et en fonction des questions qui restent éventuellement posées, vous savez si vous devez aller plus loin dans votre lecture.

 
 

Un extrait au hasard

 

Lire un extrait au hasard nous apporte plusieurs éléments. On peut juger par exemple le style de l’auteur : apporte-il beaucoup d’exemple ou est-il au contraire très théorique ? A ce stade, peut-être le livre ne répondra-t-il plus à votre besoin ? C’est le cas par exemple avec un livre purement théorique alors que vous êtes formateur et recherchez des exemples pratico-pratiques à fournir à vos élèves.

On peut juger également la densité d’information : y a-t-il une idée et beaucoup de blabla autour ou chaque paragraphe est-il dense d’informations utiles ? Cela vous donnera une indication sur le temps que vous passerez pour en tirer la substantifique moelle.

On peut juger enfin la complexité de l’argumentaire. Si vous cherchez par exemple un livre de vulgarisation sur les planètes et que vous tombez sur un astrophysicien dont vous ne comprenez qu’un mot sur deux, ce livre est-il vraiment adapté ?

Avec tous ces éléments, vous devriez être capables d’avoir une bonne vue d’ensemble du livre ou document que vous tenez entre les mains. Peut-être vous êtes-vous rendu compte que ce livre n’est pas fait pour vous et/ou qu’il ne répond pas à votre objectif ? Auquel cas vous allez vous éviter une longue et ennuyeuse autant qu’inutile lecture de A à Z.

Si le livre semble répondre à votre objectif, cet exercice est loin d’être inutile pour autant. En effet, vous avez désormais une vision synthétique du livre, de son but et de l’argumentaire pour l’atteindre. Votre esprit sait désormais où il va en étant certain d’atteindre son objectif (facteur évident de concentration) : vous devriez donc lire et comprendre plus vite.

Bienvenue dans le monde des lecteurs actifs !

 
 

Et vous, regardez-vous tous ces éléments lorsque vous survolez un livre ?

 
 

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