Un premier frein à la lecture rapide : la vocalisation … et la subvocalisation !

subvocalisation

Flickr – david.ian.roberts
Oui, je fais des vocalises… Et alors ?

Avant de vous proposer des exercices pour améliorer votre vitesse brute de lecture, il est nécessaire d’identifier tous les freins qui font qu’aujourd’hui, vous êtes un lecteur moyen ou lent. Connaître et identifier vos propres freins est un atout puisque vous pourrez cibler les exercices les plus appropriés. Et vous appuyer sur vos points forts !

Je commence donc une série d’articles sur tout ce qui nous empêche de lire vite. Vous ne serez sans doute pas atteint de tous les maux et c’est tant mieux. Mais prenez soin de noter tout ce que vous aurez identifié. On y reviendra ensuite …

 

La Vocalisation : Kézako ?

 

Le premier frein identifié à la lecture rapide dont je voudrais vous parler est la vocalisation. La vocalisation est l’acte de lire en parlant … A voix haute en fait !

Dans ce cas précis, votre débit de lecture est précisément limité par votre flot de paroles : vous ne pouvez pas lire plus vite que vous ne parlez ! C’est assez logique, l’information donnée par l’oeil au cerveau – la lecture – doit immédiatement être retranscrite aux neurones qui gèrent le langage – la parole – et c’est une perte de temps énorme !

Le débit de parole est compris entre 150 et 200 mots par minute selon les personnes. Voilà pourquoi les enfants au CP lisent lentement ! A bien y réfléchir, apprendre à lire à voix haute est contre-productif et donne de très mauvais réflexes au cerveau, réflexes que l’on garde longtemps, si ce n’est à vie. Malheureusement, on n’a toujours pas trouvé d’autres moyens pour permettre aux professeurs d’école de vérifier si leurs élèves savent lire … Alors je crois que les enfants continueront encore pour longtemps, très longtemps, à lire à voix haute !

Cela dit, je pense que vous êtes peu nombreux à lire à voix haute chez vous, tout seul dans votre canapé… Rassurez-moi ? Bon OK, alors examinons maintenant les réflexes que vous avez conservé du CP 😉

 

 

Et la subvocalisation maintenant ?

 

La subvocalisation est l’acte de lire en se parlant à soi-même. Vous ne prononcez pas les mots à voix haute mais une petite voix intérieure répète chaque mots que votre oeil vient de voir. C’est agaçant hein ?

Un grand nombre d’adultes subvocalise, certains sans le savoir. C’est la raison principale pour laquelle un adulte lit en moyenne à 200 mots par minute. Comme vous le voyez, si vous subvocalisez, vous lisez à peine plus vite qu’un lecteur qui lit à voix haute ! C’est étonnant de prime abord mais à bien y réfléchir assez logique. En effet, tout le processus de la lecture à voix haute s’opére dans votre cerveau sauf la parole : votre oeil voit, votre cerveau traduit cela pour votre petite voix intérieure … il ne manque que la voix !

Nous verrons bientôt un exercice utile pour vaincre la subvocalisation… Pour l’heure, je vous demande juste d’identifier si vous êtes victime de la subvocalisation et de le noter dans votre carnet de route.

 

 

Alors ? Etes-vous atteint de subvocalisation ?

 

 

7 Commentaires

  1. Alors là, très bonne et très intéressante question !
    À laquelle j’ai du mal à répondre.
    Je pense que je dois subvocaliser un peu, selon le genre de lecture que je fais.
    Je dirais que plus le texte est difficile, et plus je vais avoir tendance à le faire.
    Par rapport au support de lecture également. Pour lire tes articles par exemple, je subvocalise un peu pour être sûre de bien imprégner les infos dans mon cerveau !
    Je subvocalise aussi quand je ne suis pas dans des conditions idéales de lecture, c’est-à-dire avec le calme plat autour de moi.

    Sinon, la vocalisation, je suis pour, rien que pour le plaisir de lire à haute voix et de savourer les phrases !

    • Concernant la vocalisation, je comprends ce que tu veux dire, mais je n’y arrive pas : quand je lis à voix haute, j’ai l’impression que je perds du sens et que je ne comprends pas ce que je lis… Etrange, non ? !

      • Ah oui, étrange !
        La perte de temps, je comprends, mais pour la compréhension, j’ai envie de dire « au contraire ». C’est souvent quand j’ai du mal à saisir le sens de ce que je lis que j’éprouve le besoin de dire tout haut ce que mes yeux voient. Ça m’aide à mieux comprendre.
        Et plus j’y réfléchis, plus je me dis que je subvocalise pas mal quand même. Ça y est, tout allait bien jusqu’à présent et je me suis trouvée un truc qui va pas ! 😉

  2. Très chouette article et je mets enfin un vrai mot sur ce qu’il se passe quand je lis : je subvocalise ! Ca va du texte publicitaire dans la rue ou dans les magazines aux romans et aux les livres techniques. Et contrairement à Céline, ce n’est pas pour être certaine d’avoir compris, c’est parce que si je ne subvocalise pas, j’ai l’impression de regarder le texte mais pas de le lire.
    Impatiente de découvrir comment remédier à ce fléau ! 😉

    • le premier remède est d’en avoir conscience !
      Beaucoup ne s’en rendent jamais compte…

  3. Bonjour et Merci pour ce blog!
    OUI OUI OUI je subvocalise surtout mentalement et OUI ça me freine énormément.

    SVP avec le RICHAUDEAU quel exercice dois je faire exactement pour sortir progressivement de cette situation sans altérer la compréhension car j’ai tendance à croire que si je change de façon de faire je ne comprendrais plus ce que je lis?

    MERCI

  4. Bonsoir
    Merci pour cet article très intéressant! je subvocalise moi aussi tellement des fois que ma propre voix intérieure me perturbe 🙂
    j’ai un autre frein aussi: c’est que je dois souvent reprendre les phrases plusieurs fois pour en saisir le sens. j’ai l’impression que le mouvement de mes yeux est trop rapide: on dirait que mes yeux courent plusieurs lièvres à la fois 🙂
    Merci pour toute conseil!
    Mes salutations

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